Communiqué du 18.09.1998

Publié par : ASAC.







Concerne: DROLEG-Bure – “Coordination suisse du chanvre”


Manifestation


Monsieur,


L’Association suisse des Amis du Chanvre proteste contre l’usage du terme “amis du chanvre” quand il s’agit, comme à l’occasion de la manifestation de Bure, de toute autre chose que de chanvre. La marijuana, ou chanvre indien artificiellement poussé pour obtenir des taux de substance actives (qui ne se trouvent pas à l’état naturel), est ce que propagent les personnages en butte avec les autorités du Jura. Cette manifestation n’a rien à voir avec la culture du chanvre paysan (sativa, du latin paysan, semailles). Des 200 agriculteurs cultivant le chanvre paysan, ou chanvre naturel, aucun n’a été inquiété par des autorités, du Jura ou d’ailleurs en Suisse.


L’usage du mot chanvre par DROLEG est une tromperie envers le public, car le chanvre est, en Suisse, libre pour tout usage qui ne soit pas de la fabrication de médicaments à base de chanvre (les “stupéfiants”). Le malheureux amalgame fait entre les amis du chanvre et les amis de la marijuana et autres substances est le but de la présente mise au point, afin d’en éviter les répétitions.


L’usage libre du chanvre paysan, à résine au taux de naturel de THC (1-2%) (marijuana: 12-24%!) est ancré dans la loi, comme le précise le Conseil fédéral dans son message à l’Assemblée, à l’occasion du projet de loi de révision de la loi fédérale des stupéfiants en 1951.


Il n’est pas prévu de contrôler la culture du chanvre comme telle, ni l’utilisation du chanvre à des fins non en rapport avec la production de stupéfiants” (Message du Conseil fédéral à l’Assemblée fédérale, 9.4.1951)


L’Association suisse des Amis du Chanvre constate également que la “Coordination du chanvre” est menée par un Zurichois, François REUSSER, membre de DROLEG, organisation qui prône l’usage libre des stupéfiants. Cette “coordination” ne coordonne rien du tout, si ce n’est une douzaine de magasins de marijuana, lesquels se font d’ailleurs régulièrement visiter et saisir par les autorités, comme l’autre jour à Lausanne.


La “coordination” n’a que 24 membres ayant payé la cotisation et n’a pas de représentativité pour la culture du chanvre naturel et ses amis.