Communiqué du 04.01.1999 (2)

Publié par : ASAC.




 CANNABIS INDICA “INDOOR” CULTIVE EN SUISSE: ATTENTION: POISON !!!

L’ASAC tient à avertir le public que certaines sortes de cannabis indica, la marijuana, ne doivent en aucun cas être consommées car elles présentent une grande toxicité.


En effet, les cultures de marijuana d’intérieur (indoor) sous lampes, demande des ajouts d’engrais synthétiques et de produits chimiques pour lutter contre différents parasites. De la colchicine est utilisée dans la culture intérieure de marijuana pour obtenir un meilleur rendement en boutures et rendre les plantes plus performantes.


La colchicine représente un grand danger. C’est un alcaloïde toxique extrait des graines de colchique (plante des prés humides; famille des liliacées) et inhibiteur des mitoses cellulaires. Les graines de marijuana sont baignées dans de la colchicine, ce qui a pour effet que le noyau cellulaire change et comporte alors une ou plusieurs séries surnuméraires de chromosomes.


La mitose cellulaire (mode de division de la cellule vivante), de diploïde se transforme en polyploïde, c’est-à-dire qu’elle s’accélère grandement et la plante connaît une croissance démultipliée en très peu de temps (40-60 jours au lieu de 120-150 jours).


La première génération de plantes traitées à la colchicine ne doit pas être absorbée car elle révèle une haute toxicité. Malheureusement, il n’existe aucun moyen sûr et rapide de savoir s’il s’agit de la première génération lors d’un achat. L’effet hallucinogène de certaines variétés prisées de marijuana “indoor” provient non pas du THC mais de la colchicine, engrais et produits toxiques ajoutés.


La marijuana susceptible de contenir de la colchicine est du type vendu dans certains magasins au prix de 10 à 6 frs le gramme.


Le chanvre indigène suisse ne contient ni engrais synthétiques ni accélérateurs de croissance telle que la colchicine.