Communiqué du 15.12.2000

Publié par : ASAC.










CANNABIOLAND:
DEUXIEME DEFAITE POUR LE COMMANDANT DE LA POLICE FRIBOURGEOISE:

LE LOURD HERITAGE GROSSRIEDER

L’ASAC GAGNE SUR TOUTE LA LIGNE DEVANT LE TRIBUNAL CANTONAL

Le commandant de la police cantonale fribourgeoise, Pierre Nidegger, joue de malchance: Aux prises avec l’Association Suisse des Amis du Chanvre et CannaBio-Vertrieb, plaignants et partie civile, le cdt Nidegger vient de se faire brouiller les cartes une deuxième fois. Après une première décision, négative pour lui, du Tribunal fédéral, c’est au tour maintenant de la Chambre pénale du Tribunal cantonal fribourgeois de donner raison aux plaignants.


Le cdt Nidegger est l’objet d’une plainte pour faux ou incitation faux dans les titres. Il lui est reproch‚ d’avoir incité les policiers fribourgeois systématiquement d’écrire le terme ‘marijuana’ dans les rapports de dénonciations, même et surtout quand il ne s’agissait bien clairement que de chanvre indigène industriel. De nombreux innocents ont ainsi fait l’objet de sanctions. L’artisan dans l’ombre de cette instigation faux dans les titres est l’ancien policier Paul Grossrieder, lequel s’était donné pour mission de détruire CannaBioland, le champ-pilote de l’ASAC.


Un juge d’instruction extraordinaire, M. Michel Sansonnens, président du Tribunal de la Gruyère, avait été désigné pour instruire la plainte contre le commandant de police. Or, M. Sansonnens est un des magistrats félons qui s’étaient en 1997 constitués en tribunal d’exception pour décider illégalement de la destruction de CannaBioland. Rejetant une demande de récusation portée contre lui par l’ASAC et CannaBio-Vertrieb, le président du Tribunal de la Gruyère s’était vu, en juillet 2000, retirer une partie du dossier par le Tribunal fédéral, auquel les plaignants s’étaient adressés par recours de droit public. Les juges fédéraux ont juste titre considéré que M. Sansonnens aurait pu favoriser le commandant de la police. Ce nonobstant, M. Sansonnens ne voulait pas se désaisir de la partie restante du dossier. Ainsi l’ASAC a retiré son recours et c’est maintenant le Tribunal cantonal d’avoir décidé de retirer ce qui restait du dossier au juge félon de la Gruyère.