Communiqué 07.09.2001

Publié par : ASAC.

BERNE FEDERALE


Cadeau patriotique de la jeune UDC-Suisse aux parlementaires fédéraux et cantonaux


Le juge fédéral PS Schubarth va-t-il déposer plainte pénale?


 


 


La Jeune UDC-Suisse, en collaboration avec l’Association Suisse des Amis du Chanvre (ASAC), Chanvre-info et le Hanflädeli/Berne, a adressé, à l’occasion de la Fête Nationale du 1er Août, un thé au chanvre indigène à tous les parlementaires fédéraux. L’envoi est accompagné d’une requête: Que l’on sache faire la distinction entre le chanvre indigène suisse (sativa, chanvre agro-industriel) et le chanvre indien, alias ‘marijuana’ et que l’on prenne garde aussi de ne pas interdire le chanvre indigène, ainsi que le prévoit le projet de révision de la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup).


En effet, la révision proposée par le DFI introduit en Suisse, sur le modèle EU, l’interdiction totale du chanvre agro-industriel indigène, lequel de plus est une plante médicinale aux vertus reconnues depuis toujours.


 


Le thé au chanvre indigène est adressé aujourd’hui à tous les parlementaires cantonaux, aux juges fédéraux et cantonaux ainsi qu’aux ministères publics, soit un total de 2500 destinataires.


 


Le thé au chanvre indigène ainsi offert est, selon la loi suisse en vigueur (LStup & Liste E de l’OICM, 1951), un “médicament lénitif à l’action bienfaisante générale sur la santé”.


 


Selon le droit de l’UE par contre, et également selon le juge fédéral Schubarth et sa collègue de parti la conseillère fédérale Ruth Dreifuss, ce thé au chanvre indigène serait un stupéfiant dangereux et donc interdit (sic), ou qui devrait pour le moins être interdit. Telle interdiction se concrétise par l’adoption tel quel du modèle UE.


C’est à cette fin que l’alors président du Tribunal fédéral, M. Schubarth, s’est laissé instrumentalisé: Le 13 mars de l’année dernière il a fait usage pour la première fois de la norme UE de prohibition dite du “0,3% THC”, dont l’application résulte en un verdict de culpabilité envers des justiciables sinon innocents au regard de la loi suisse. Peu après, Ruth Dreifuss, europhile déclarée, s’est dépêchée d’intégrer cette norme UE dite du “0,3% THC” dans son projet de révision de la LStup. Et le tour est joué: Tout ce qui dépasse le “0,3% THC” sera, comme dans l’UE, déclaré stupéfiant dangereux et interdit – donc également le chanvre agro-industriel indigène, cultivé depuis des siècle en Suisse (et en Europe).


 


C’est là contre que, consciente des valeurs traditionnelles agricoles, s’élève la Jeune UDC-Suisse, laquelle souligne fermement que le chanvre indigène suisse n’est pas la même chose que le chanvre indien, alias ‘marijuana’, et qui fait remarquer que la LStup, en sa version italienne (valable sur tout le territoire helvétique, mentionne le chanvre indien (“canapa indiana”) et non le chanvre indigène agro-industriel, lequel ne se connaît effectivement pas d’effets dits stupéfiants.


 


La situation actuelle ne saurait être plus contradictoire: Alors que, d’un côté, les Jeunes Socialistes réclament à grands cris la libéralisation du chanvre indien (alias ‘marijuana’) et du ‘haschisch’ d’origine étrangère, les Jeunes UDC, de l’autre côté, veulent empêcher que les milieux europhiles appartenant au PS illégalisent le chanvre agro-industriel indigène actuellement libre.


 


Quant au juge UE/fédéral Schubarth, qu’il médite à l’occasion du 1er Août ces mots fondamentaux: “Nous ne voulons pas de juges étrangers”, prononcés voici plus de sept siècles. Ou alors serait-ce que cela lui est égal que le Tribunal fédéral existe ou non dans vingt ans?


 

ASAC