Communiqué 10.09.2001

Publié par : ASAC.

TRIBUNAL CORRECTIONNEL VEVEY


5 ans d’instruction / 5 ans de déni de justice / 5 ans d’entrave a l’action pénale


 


 


Demain, mardi le 11 septembre à 9.00 heures, débute par devant le Tribunal correctionnel de l’Est vaudois le procès contre deux étrangers, une Américaine et un Allemand qui ont – cinq ans durant, au sus et au vu de la police de sûreté vaudoise – produit et vendu en Suisse et exporté en Allemagne et aux Etats-Unis d’Amérique de grandes quantités de chanvre indien (alias ‘marijuana’) et de préparation résineuse (alias ‘haschisch’).


 


C’est déjà en 1996 que la police vaudoise a reçu des informations concrètes à ce sujet, mais elle n’a pas arrêté ni la production ni la vente, déplacées plus tard du territoire vaudois en territoire bernois.


Une communication urgente d’Interpol, le 6 mai 1998 – alertée par la Drug Enforcement Agency (DEA) basée à Vienne – dénonçait une autre fois à la police de sûreté vaudoise les agissements des deux étrangers, mais cette communication est restée lettre morte.


L’Américaine, écrivait pourtant Interpol, est sous inculpation aux Etats-Unis – ce nonobstant elle et l’Allemand ont pu, jusqu’au printemps passé, vaquer à leurs activités délictuelles sans être dérangée par la police vaudoise, laquelle n’a pas communiqué les renseignements d’Interpol à la police bernoise.


 


Le juge d’instruction chargé du cas, M. P. Veillon, avait été instruit par le juge d’instruction cantonal, M. J. Antenen, de geler l’enquête. Deux recours de la partie civile – pour arbitraire et déni de justice – avaient été reçus par la Chambre d’accusation du Tribunal cantonal vaudois, mais cela n’avait en rien fait bouger les choses.


 


La raison en est que ces deux étrangers font partie d’un plan, savoir soutenir policièrement la production de chanvre indien et de préparation résineuse -instrumentée par des étrangers ou des repris de justice – ce afin de dénigrer le chanvre agro-industriel indigène et ainsi briser le renouveau de cette culture dans le seul pays au monde ou elle est restée libre (voir communiqué ASAC du 01.03.2000).


 


L’Américaine a travaillé ensemble avec l’ex-jardinier de CannaBioland et leurs agissements avaient donné lieu à un grand compte-rendu dans la “Liberté”, “Le Quotidien Jurassien”, “L’Impartial” et “L’Express” du 01.02.1999. Ce nonobstant et selon décision formelle du président, l’Américaine ne sera pas jugée ensemble avec son complice, au procès CannaBioland s’ouvrant deux jours plus tard à Tavel (FR).


 


ASAC