Communiqué 03.04.2002

Publié par : ASAC.

 


CANNABIOLAND


L’autorité indépendante d’examen des plaintes en matière de radio-télévision donne deux fois raison aux amis du chanvre contre l’ex-jardinier de CannaBioland (Fribourg) et B. Rappaz (Valais)


Le choix des protagonistes de l’émission télévisée ‘DOK ‘ (SF-DRS) du 11 juin 2001 sur le chanvre en Suisse a violé par deux fois la concession. Saisie par les amis du chanvre, l’autorité indépendante, présidée par M. Denis Barrelet, reproche à ‘DOK’ sa partialité pour n’ avoir pris comme seuls protagonistes de l’émission que des producteurs de haschisch ou de chanvre indien (‘marijuana’), souvent même génétiquement manipulée: A. Käser, Bernard Rappaz et deux leurs connaissances de Zürich, tous regroupés dans l’organisation fondée par Rappaz (CSC).
 
La focalisation sur ces trois personnages gène fortement les amis du chanvre. En effet, la mauvaise réputation des protagonistes de ‘DOK’, qui monopolisent depuis cinq ans l’attention des médias, fait grand tort au chanvre en général et rend ainsi un fier ser- vice aux milieux opposés au chanvre agricole indigène. Leur activité sert à fournir les magasins en Suisse, à l’exportation, et ceci maintient une tension nécessaire pour faire passer une révision qui interdit de façon absolue le chanvre indigène (sativa non-indica), aujourd’hui libre à la culture et à l’emploi (voir www :asac.ch).


C’est ainsi que Käser est aujourd’hui s.e.o.o. le plus grand parmis les producteurs de ‘marijuana’ en Suisse. Comme dans le cas de Rappaz, ceci n’a pas lieu sans le concours des autorités locales. Une décision extra-judiciaire a été prise pour ne pas mettre un terme à l’immense  production de marijuana sur l’ancien terrain de CannaBioland, au (bénéfice : plus de 10 millions de francs/an) – quitte à intervenir peut-être juste avant la session du Conseil national, en juin, à l’instar de ce qui fut le cas en Valais pour le Conseil des Etats.
 
C’est ainsi que l’ASAC, l’organisation  fondatrice de CannaBioland et propriétaire spoliée, demande en vain que la plainte patrimoniale contre l’ex-jardinier, reçue en mars 1997, soit instruite. Une expertise fiduciaire conclue au vol et à l’escroquerie. Or, l’instruction en est au point mort, et rien n’est entrepris pour que l’ASAC récupère l’argent détourné et qui devait servir à la propagande en faveur du chanvre indigène.
 
ASAC





Communiqué de presse                       
 
Nouvelles décisions de l’AIEP
 
L’Autorité indépendante d’examen des plaintes en matière de radio-télévision (AIEP) a admis deux plaintes dirigées contre « Hanfland Schweiz ». Ce film « DOK » de la Télévision suisse alémanique DRS présentait les portraits de trois producteurs de chanvre.
 
Lorsqu’il s’agit d’un thème politiquement sensible, les opinions divergentes doivent apparaître de façon transparente. Les faits essentiels doivent être relatés. Le cas échéant, il faut également relativiser l’avis des parties ou s’en distancer.
 
La Télévision suisse alémanique DRS a diffusé l’été dernier un film « DOK » intitulé « Hanfland Schweiz ». Ce film présentait les portraits de trois producteurs de chanvre établis dans différentes régions de Suisse. On y montrait en particulier leur production et leur environnement économique, de même que la survenance fréquente de conflits avec les autorités cantonales de poursuite pénale sur la base du droit des stupéfiants en vigueur. L’AIEP a reçu en tout quatre plaintes contre l’émission.
 
Deux de ces cas ont été admises. Le public ne pouvait en effet pas se former sa propre opinion sur deux des thèmes centraux du film, à savoir la révision du droit des stupéfiants et la culture du chanvre en Suisse. Le film donnait ainsi l’impression qu’en raison de la situation insatisfaisante des cultivateurs de chanvre présentés, la seule solution porteuse pour l’avenir était la libéralisation de la culture et de la consommation du cannabis. L’émission n’a présenté aucune opinion contraire sur ce thème politique pourtant contesté et actuel, par exemple en matière d’effets nuisibles sur la santé. En conséquence, elle a violé le principe de la présentation fidèle des événements. C’est ce qu’a constaté l’AIEP dans une première décision.
 
L’AIEP a admis une deuxième plainte, estimant qu’ à travers les visions largement identiques des trois cultivateurs de chanvre portraiturés, le film donnait une image unilatérale de la Suisse pays du chanvre (« Hanfland Schweiz »). Parmi les usages multiples auxquels se prête le chanvre, il n’a été question que de celui de stupéfiant, respectivement le haschisch et la marijuana. On n’a pas donné la parole aux cultivateurs qui se consacrent exclusivement à la culture légale du chanvre, culture soutenue financièrement par la Confédération.
 
La Télévision suisse alémanique DRS dispose maintenant de 60 jours pour présenter à l’AIEP un rapport sur les mesures prises afin d’éviter que de semblables violations du droit des programmes se reproduisent. Les décisions de l’AIEP peuvent être portées devant le Tribunal fédéral par un recours de droit administratif.
 
 
AIEP, Case postale 8547, 3001 Berne (Tél.: 031/322‘55’33/38, Fax: 031/322‘55’58); http://www.ubi.admin.ch













 


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b. 444, b. 445


 


 


 


 


Entscheid vom 7. Dezember 2001


 


betreffend


 


































Schweizer Fernsehen DRS: Sendung “DOK” vom 11. Juni 2001 (Wiederholung: 17. Juni 2001), Thema “Hanfland Schweiz”; Eingaben von Jean-Pierre Egger vom 13. August 2001 (b. 444 und b. 445)


 


 


 


Es wirken mit:


 


Präsident:


Denis Barrelet


 


 


Mitglieder:


Marie-Louise Baumann (Vizepräsidentin), Christine Baltzer, Sergio Caratti, Veronika Heller, Barbara Janom Steiner, Denis Masmejan, Alice Reichmuth Pfammatter


 


 


Juristische


Sekretäre:


Pierre Rieder, Catherine Josephides Dunand


 


 


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Den Akten wird entnommen:


 


A.                    Schweizer Fernsehen DRS (im Folgenden: SF DRS) strahlt regelmässig im Rahmen der Sendung “DOK” schweizerische und ausländische Dokumentarfilme aus. Die jeweils ganz unterschiedlichen Themen setzen sich aus den Bereichen Politik, Wirtschaft, Gesellschaft, Natur und Sport zusammen. Am 11. Juni 2001 (Wiederholung: 17. Juni 2001) zeigte “DOK” den Film “Hanfland Schweiz” mit dem Untertitel “Die Revolution auf dem Acker”.


 


B.                     In der vor Ausstrahlung des Films erfolgten Anmoderation wurde eingangs die Frage gestellt, ob die Schweiz ein Hanfparadies sei. Der Konsum von Marihuana sei zwar verboten, beim Anbau sei die Rechtslage aber weniger klar. Im Weiteren wurde die grosse Zahl von Hanfrauchern, die Konflikte von Produzenten mit der Polizei und die anstehende Revision des Betäubungsmittelrechts erwähnt. Der “DOK”-Film bezwecke “die vielen Widersprüche im Hanfland Schweiz” anhand dem Werdegang von drei grossen Schweizer Hanfbauern zu veranschaulichen.


 


C.                     Der “DOK”-Film “Hanfland Schweiz” dauerte knapp 53 Minuten. Im Vordergrund standen drei Hanfproduzenten aus verschiedenen Regionen der Schweiz. Der Film zeigte ihre Beweggründe, um Hanf anzupflanzen, ihre Produktionsweise, die verschiedenen Hanfprodukte und die Vertriebskanäle. Dokumentiert wurden auch die Konflikte der drei Hanfproduzenten mit den kantonalen Strafverfolgungsbehörden, welche wegen angeblichen Verstössen gegen das Betäubungsmittelrecht ermittelten. Anlässlich einer Tagung der Schweizer Hanfkoordination, der alle drei porträtierten Produzenten angehören, wurde mit Genugtuung die bundesrätliche Botschaft über die Änderung des Betäubungsmittelgesetzes aufgenommen, welche eine gewisse Liberalisierung des Konsums von Cannabisprodukten vorsieht. Zum Schluss gaben zwei der drei Hanfproduzenten, die im Mittelpunkt des Films standen und gegen die – im Zeitpunkt der Ausstrahlung des “DOK”-Films – Strafverfahren hängig waren, noch einmal ihre Sichtweise zur schweizerischen Hanfpolitik und zu ihren Perspektiven von sich.


 


D.                   Mit Eingabe vom 13. August 2001 erhob Jean-Pierre Egger, Geschäftsführer von Cannabio-Vertrieb (im Folgenden: Beschwerdeführer b. 444) Beschwerde gegen die Sendung “DOK” vom 11. Juni 2001. Er rügt, die Sendung habe nicht wahrheitsgetreu berichtet. Durch die falsche Meldung, dass  Hanfkrautmedikation verboten sei, habe sie die Programmbestimmungen verletzt. Die Eingabe des Beschwerdeführers b. 444 enthielt auch den Ombudsbericht.


 


E.                     Mit Eingabe vom 13. August 2001 erhob Jean-Pierre Egger in seiner Funktion als Präsident und im Namen des Vereins Schweizer Hanffreunde und -Freundinnen VSHF (Beschwerdeführer b. 445) Beschwerde gegen die “DOK”-Sendung vom 11. Juni 2001. Die im Film vorgestellten Personen würden nicht zur Interessengemeinschaft VSHF gehören. Die Sendung sei einseitig gewesen, weil entgegen dem Titel keine eigentlichen Hanfproduzenten, sondern nur Haschisch- und Marihuanaproduzenten gezeigt worden seien. Die Bedeutung der Schweiz als weltweit einziges Land, in dem Agrar- und Industriehanf überhaupt noch legal angebaut werden könne, komme in der Sendung nicht zur Geltung. Der Eingabe des Beschwerdeführers b. 445 lag auch der Ombudsbericht bei.


 


F.                     In Anwendung von Art. 64 Abs. 1 des Bundesgesetzes über Radio und Fernsehen (im Folgenden: RTVG, SR 784.40) wurde die Schweizerische Radio- und Fernsehgesellschaft SRG SSR idée suisse (im Folgenden: SRG; Beschwerdegegnerin) zur Stellungnahme eingeladen. Sie beantragt mit Schreiben vom jeweils 21. September 2001, die Beschwerden b. 444 und b. 445 seien abzuweisen. Hinsichtlich b. 444 macht sie geltend, die beanstandete Aussage (“Paradox: Ärzte dürfen zwar Opiate verschreiben, nicht aber die harmlosere Droge Cannabis [..]”) entspreche den gesetzlichen Grundlagen, wie sie im Betäubungsmittelrecht verankert seien. Massgeblich für die Frage, ob Hanfkraut bewilligungsfrei für die medizinische Behandlung eingesetzt werden dürfe, sei nicht, ob es eine betäubungsähnliche Wirkung entfalte. Es stimme nicht, dass jeder kantonal zugelassene Arzt ohne vorgängige Bewilligung Betäubungsmittel therapeutisch einsetzen dürfe. Hinsichtlich der Beschwerde b. 445 argumentiert die Beschwerdegegnerin, in der beanstandeten Sendung sei zwar tatsächlich keine Unterscheidung zwischen verbotenem indischen Hanf und zugelassenem Bauernhanf gemacht worden. Ohne den Gebrauch von chemischen Analysen sei eine Unterscheidung aber gar nicht möglich. Es sei deshalb gerechtfertigt gewesen, von Hanf im Allgemeinen zu sprechen.


 


G.                   In seinen Repliken vom 20. Oktober 2001 (Postaufgabe) hält der Beschwerdeführer b. 444 und b. 445 an seiner Position fest. So sei bezüglich b. 444 die Referenz der Beschwerdegegnerin im Zusammenhang mit dem Betäubungsmittelrecht nicht korrekt gewesen. Der Bund habe keine rechtssetzenden Kompetenzen im Zusammenhang mit der Hanfkrautmedikation, weil dies eine exklusive Domäne der Kantone sei. Die von der Beschwerdegegnerin angeführte Zuständigkeit würde sich einzig auf Fabrikations- und Handelsfirmen beziehen. Die Frage der Hanfkrautmedikation sei im Übrigen im Rahmen der beanstandeten “DOK”-Sendung nicht von nebensächlicher Natur gewesen. Hinsichtlich b. 445 hält der Beschwerdeführer fest, dass mit blossem Auge zwischen einheimischem Bauernhanf und dem meist geklonten indischem Hanf unterschieden werden könne.


 


H.                    In ihrer Duplik vom 7. November 2001 hält die SRG an ihren Vorbringen fest. Die relevante Frage sei vorliegend nicht, wie das einschlägige Betäubungsmittelrecht ausgelegt werden müsse, sondern ob das Sachgerechtigkeitsgebot verletzt worden sei. Der Beschwerdeführer b. 444 stütze seine Argumentation alleine auf einer systematischen Auslegung des Betäubungsmittelrechts und verkenne dabei die ratio legis. Das Betäubungsmittelgesetz müsse zusammen mit dem Bundesgesetz über Arzneimittel und Medizinprodukte (Heilmittelgesetz) betrachtet werden. Die Aussage, wonach Ärzte in der Schweiz Cannabis nicht zu therapeutischen Zwecken einsetzen dürfen, entspreche daher den Tatsachen. Hinsichtlich b. 445 gelte es zu betonen, dass das Thema der Sendung der Hanfanbau im Allgemeinen gewesen sei. Die SRG habe sich dabei insbesondere auch auf Aussagen der Eidgenössischen Kommission für Drogenfragen und deren Cannabisbericht stützen können.


I.                       Die Duplik der SRG wurde dem Beschwerdeführer b. 444 und b. 445 am 8. November 2001 zugestellt. Gleichzeitig wurde den Parteien mitgeteilt, dass kein weiterer Schriftenwechsel stattfindet.


 


J.                        Das UBI-Mitglied Regula Bähler ist aufgrund einer Interessenkollision vor der Entscheidberatung in den Ausstand getreten.


 


 





 










 



 






Die Unabhängige Beschwerdeinstanz


 


 


zieht in Erwägung:


 


 






1.                  Die Eingaben des Beschwerdeführers b. 444 und b. 445 stammen jeweils vom 13. August 2001 (Postaufgabe), die dazugehörigen Ombudsberichte wurden am 12. Juli 2001 (b. 445) bzw. am 13. Juli 2001 (b. 444) zugestellt. Die 30-tägige Frist gemäss Art. 62 Abs. 1 RTVG zur Einreichung einer Programmrechtsbeschwerde ist damit in beiden Fällen eingehalten.


 


2.                  Art. 63 RTVG umschreibt die Beschwerdebefugnis. Zur Beschwerde ist gemäss Art. 63 Abs. 1 lit. b RTVG legitimiert, wer im Beanstandungsverfahren vor der Ombudsstelle beteiligt war, mindestens 18 Jahre alt ist, über das Schweizerbürgerrecht oder als Ausländer über eine Niederlassungs- oder Aufenthaltsbewilligung verfügt und eine enge Beziehung zum Gegenstand einer oder mehrerer Sendungen nachweist (Individual- oder Betroffenenbeschwerde).


 


2.1              Jean-Pierre Egger hat in seinem eigenen Namen (b. 444) bzw. als Präsident und im Namen des VSHF (b. 445) Beschwerden eingereicht. Juristischen Personen und anderen Vereinigungen kommt im programmrechtlichen Verfahren vor der UBI keine Beschwerdebefugnis zu (BGE 123 II 69). Es gilt deshalb zu prüfen, ob Jean-Pierre Egger, welcher die beiden Eingaben b. 444 und b. 445 unterzeichnet hat, die Voraussetzungen für eine Betroffenenbeschwerde im Sinne von Art. 63 Abs. 1 lit. b RTVG erfüllt.


 


2.2              Eine Betroffenenbeschwerde kann angenommen werden, wenn die beschwerdeführende Person entweder selber Gegenstand der beanstandeten Sendung ist oder sie ein besonderes persönliches Verhältnis dazu hat, das sie vom übrigen Publikum unterscheidet (vgl. Martin Dumermuth, Rundfunkrecht, in: Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht, Basel/Frankfurt a.M. 1996, Rz. 464f.; Gabriel Boinay, La contestation des émissions de la radio et de la télévision, Porrentruy 1996, Rz. 410ff; siehe auch VPB 63/1999, Nr. 96, S. 906). Der Beschwerdeführer b. 444 und b. 445 erfüllt diese Voraussetzungen, weil in der beanstandeten Sendung u.a. auch über ihn berichtet wurde. Da er ebenfalls die übrigen Voraussetzungen erfüllt und seine Eingaben b. 444 und b. 445 hinreichend begründet sind, kann die UBI auf die Beschwerden eintreten. Soweit er zusätzlich im Namen des VSHF eine Beschwerde eingereicht hat (b. 445), tritt die UBI hingegen nicht darauf ein. Da es sich bei b. 444 und b. 445 um den gleichen Beschwerdeführer handelt und er im Wesentlichen die Verletzung der gleichen Programmbestimmung (Sachgerechtigkeitsgebot) rügt, behandelt die UBI die beiden Eingaben im Folgenden als eine Beschwerde (b. 444/b. 445).


 


3.                  Die Beanstandung definiert das Anfechtungsobjekt und begrenzt insofern die Prüfungsbefugnis der UBI. Diese ist bei der Prüfung des anwendbaren Rechts frei und nicht an die Vorbringen der Parteien gebunden (vgl. Dumermuth, a.a.O., Rz. 453). Der Beschwerdeführer visiert das Sachgerechtigkeitsgebot an, indem er insbesondere eine falsche Aussage im Zusammenhang mit der Hanfkrautmedikation und die fehlende Unterscheidung von verschiedenen Hanfarten rügt. Soweit der Beschwerdeführer auch eine Verletzung des kulturellen Mandats von Art. 3 Abs. 1 RTVG und von Art. 3 der Konzession für die Schweizerische Radio- und Fernsehgesellschaft geltend macht, gilt es anzuführen, dass das Sachgerechtigkeitsgebot die Spezialbestimmung (lex specialis) gegenüber den beiden erwähnten Bestimmungen darstellt. Es genügt deshalb, die Rügen im Hinblick auf das Sachgerechtigkeitsgebot zu prüfen. Der Beschwerdeführer bemängelt zusätzlich, dass die Sendung die kulturellen Werte der Schweiz nicht stärke und damit Art. 3 Abs. 1 lit. b RTVG verletze.


 


4.                  Das Gebot der sachgerechten Darstellung von Ereignissen ergibt sich dem Grundsatz nach aus dem umfassenden Leistungsauftrag von Art. 93 Abs. 2 der Bundesverfassung der Schweizerischen Eidgenossenschaft (BV, SR 101) und wird im Übrigen im letzten Satz dieser Bestimmung ausdrücklich festgeschrieben.


 


4.1              Auf Gesetzesstufe findet sich das Sachgerechtigkeitsgebot in Art. 4 Abs. 1, 1. Satz RTVG wieder. Die UBI hat in ihrer Praxis daraus abgeleitet, das Publikum müsse sich aufgrund der in der Sendung vermittelten Fakten und Meinungen ein möglichst zuverlässiges Bild über einen Sachverhalt machen können und damit in die Lage versetzt werden, sich seinerseits frei eine eigene Meinung zu bilden (VPB 62/1998, Nr. 50, S. 459; 60/1996, Nr. 24, S. 183). Die Veranstalter haben daher gewisse journalistische Sorgfaltspflichten zu respektieren (vgl. Dumermuth, a.a.O., Rz. 73-84). Zu den journalistischen Sorgfaltspflichten gehören etwa die Prinzipien der Wahrhaftigkeit, der Transparenz, der Sachkenntnis und des Überprüfens übernommener Fakten im Rahmen des Möglichen. Das Transparenzgebot ist in Art. 4 Abs. 2 RTVG explizit erwähnt.


 


4.2              Gemäss der Praxis der UBI ist zur Beurteilung einer Sendung oder eines Beitrags im Hinblick auf die Vereinbarkeit mit dem Sachgerechtigkeitsgebot neben der Würdigung jeder einzelnen Information auch der Gesamteindruck entscheidend (VPB 62/1998, Nr. 27, S. 200; 58/1994, Nr. 46, S. 373; BGE 114 Ib 334, 343).


 


4.3              Art. 93 Abs. 3 BV und Art. 5 Abs. 1 RTVG gewährleisten die Programmautonomie des Veranstalters. Bei der Bestimmung der Themen, ihrer gestalterischen Umsetzung und der Wahl des Stilkonzepts verfügt er über einen weiten Spielraum (VPB 61/1997, Nr. 68, S. 644; 60/1996, Nr. 85, S. 760; 56/1992, Nr. 13, S. 99). Bei Unterhaltungssendungen ist die Programmautonomie des Veranstalters am grössten (vgl. Leo Schürmann/Peter Nobel, Medienrecht, Bern 1993, S. 90).


 


4.4              Bei der Würdigung einer Sendung im Hinblick auf die programmrechtlichen Anforderungen steht der Schutz des Publikums im Vordergrund; entsprechend ist eine wirkungsorientierte Betrachtungsweise angezeigt (VPB 62/1998, Nr. 27, S. 200; BGE 119 Ib 166, 169). Dabei gilt es auch den Charakter und die Eigenheiten des in Frage stehenden Sendegefässes zu beachten.


 


5.                  Im Lichte dieser Grundsätze gilt es darauf hinzuweisen, dass es sich bei “DOK” um eine Kultursendung handelt, auf welche das Sachgerechtigkeitsgebot von Art. 4 Abs. 1, 1. Satz RTVG grundsätzlich anwendbar ist.


 


5.1              Es gilt darauf hinzuweisen, dass es sich bei der Liberalisierung von Cannabis, welche auch den Hanfanbau bzw. die Hanfproduktion beinhaltet, um ein sensibles, kontroverses politisches Thema handelt, bei dem wichtige Weichenstellungen in der Gesetzgebung bevorstehen, nachdem der Bundesrat seine Botschaft veröffentlicht hat (Botschaft über die Änderung des Betäubungsmittelgesetzes vom 9. März 2001, BBl 2001, S. 3715ff.). Der Gesetzgebungsprozess für eine Revision des Betäubungsmittelrechts läuft bereits seit einiger Zeit (vgl. dazu eingehend, BBl 2001, S. 3728ff.). Davon zeugen u.a. mehrere Vorentwürfe und der Cannabisbericht der Eidgenössischen Kommission für Drogenfragen von 1999 (im Folgenden: Cannabisbericht). Nicht zu vergessen gilt es, dass das Schweizer Volk am 29. November 1998 die Initiative “für eine vernünftige Drogenpolitik” (Droleg-Initiative) mit einem hohen Nein-Stimmen-Anteil (73%) abgelehnt hat. Diese politische Dimension gilt es bei der Prüfung der vorliegenden Sendung im Hinblick auf eine allfällige Verletzung des Sachgerechtigkeitsgebot in angemessener Weise zu berücksichtigen (siehe dazu auch VPB 64/2000, Nr. 120, S. 1213, 1218; UBI-Entscheid b. 411 vom 30. Juni 2000). Die Sicherung der freien politischen Meinungsbildung stellt eine zentrale Aufgabe der Programmaufsicht dar (BGE 126 II 12).


 


5.2              Der Beschwerdeführer sieht das Sachgerechtigkeitsgebot aus verschiedenen Gründen als verletzt. Die “DOK”-Sendung trage generell nicht zur freien Meinungsbildung über das Thema “Hanfland Schweiz” bei. Die im Film vorgestellten Hersteller würden überdies nicht Hanf, sondern künstlich aufgezogenes indisches Hanfkraut produzieren. Dieses unterscheide sich vom einheimischen Hanf. Der Film hätte deshalb eher mit “Haschischland Schweiz” betitelt werden sollen (b. 445). Fälschlicherweise sei in einem Off-Kommentar im Übrigen darauf hingewiesen worden, Ärzten sei es in der Schweiz nicht erlaubt, Cannabis zu therapeutischen Zwecken einzusetzen (b. 444).


 


5.2.1       Die Beschwerdegegnerin räumt ein, die beanstandete Sendung habe nicht zwischen indischem Hanf und dem zugelassenen einheimischem Hanf (cannabis sativa) differenziert. Industriell angefertigter Cannabis könne aber selbst von Spezialisten nicht von blossem Auge von “Drogen-Cannabis” unterschieden werden. Dies sei nur mit chemischen Analysen möglich. Der Beschwerdeführer vertritt eine gegenteilige Ansicht.


 


5.2.2       Ob nun Bauernhanf von indischem Hanf tatsächlich von blossem Auge unterschieden werden kann, spielt für die programmrechtliche Beurteilung keine Rolle. Indischer Hanf stellt eine Unterart von Cannabis sativa dar (vgl. Cannabisbericht, S. 22). Viel wichtiger als der Unterschied dieser beiden Pflanzen erscheint ohnehin, dass es sich beim Hanf um eine “Dual-Use-Pflanze” handelt (vgl. dazu Cannabisbericht, S. 51). Sie kann als verbotenes Betäubungsmittel (Marihuana, Haschisch) dienen oder aber legal als nachwachsender Rohstoff für die Textil-, Öl-, Papier-, Seil-, Bauindustrie, für die Herstellung von Lebensmittel und Gebrauchsgegenständen sowie für Heilmittel verwendet werden. Hanfpflanzen, welche als Betäubungsmittel konsumiert werden, haben gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung einen THC-Gehalt (Tetrahydrocannabinol) von mehr als 0.3% (vgl. dazu BGE 126 IV 198ff.). Entscheidende Bedeutung kommt damit im Rahmen des schweizerischen Rechts dem Unterschied zwischen (legalem) Industriehanf und Drogenhanf bzw. Drogencannabis zu.


 


5.2.3       Im Rahmen des Versuchs “Nachwachsende Rohstoffe” unterstützt der Bund seit einigen Jahren finanziell den Anbau von THC-armem Hanf zu industriellen Zwecken (vgl. dazu Cannabisbericht, S. 49). Es besteht diesbezüglich eine Verordnung mit einer Sortenliste, die das Inverkehrbringen von Hanfsaatgut im landwirtschaftlichen Bereich regelt (Verordnung des Bundesamtes für Landwirtschaft über den Sortenkatalog für Getreide, Kartoffeln, Futterpflanzen und Hanf vom 7. Dezember 1998, SR 916.151.6). Die Wiederentdeckung und Förderung von Hanf als Nutzpflanze führte zu einer grossen Zunahme der Produktion. Parallel dazu entstand ein eigentliches Netzwerk für den Anbau, Handel und Vertrieb von Cannabisprodukten, das mitunter auch illegalen Zwecken dient (siehe dazu BBl 2001, S. 3732f.). Für die Strafverfolgungsbehörden ist es aufgrund der heutigen Rechtslage schwierig und aufwändig, den Nachweis zu erbringen, dass Cannabis der Betäubungsmittelgewinnung dient. Daraus resultieren grosse Vollzugsprobleme. Ein wichtiges Ziel der Revision besteht darin, die Trennung von Industrie- und Drogenhanf anhand von eindeutigen Kriterien zu ermöglichen und damit gleichzeitig auch die Bekämpfung des Exports (Drogentourismus) zu erleichtern (vgl. BBl 2001, S. 3733ff.). Für den Anbau, die Produktion und den Handel von Cannabis strebt der Bundesrat entsprechend praktikable Regelungen im Rahmen seiner Drogenpolitik mit dem erwähnten vier Säulen-Prinzip an.


 


5.2.4       Hinsichtlich der Hintergründe, welche zur raschen Zunahme der Hanfproduktion seit Mitte der Neunziger Jahren führten, lässt der Film das Publikum im Unklaren. So erklärt einer der porträtierten Hanfproduzenten, dass sie eine Gesetzeslücke ausgenützt hätten. Unerwähnt bleibt der vom Bundesamt für Landwirtschaft durch Bundesmittel unterstützte Versuch, den Hanfanbau für industrielle Zwecke zu fördern. Die rechtliche Situation wird im beanstandeten Film nicht genügend, teilweise widersprüchlich dargestellt, insbesondere hinsichtlich der Rechtmässigkeit des Hanfanbaus. So werden ein Walliser Gemeindepräsident und eine Einwohnerin aus dem Wallis gefragt, ob sie für oder gegen den Hanfanbau seien. Der Umstand, dass es sich bei Hanf um eine Dual-Use-Pflanze handelt, und der Anbau von THC-armem Hanf ohne weiteres erlaubt ist, kommt dabei nicht zum Ausdruck. Dies haben offensichtlich Hanfproduzenten ausgenützt, um Haschisch bzw. Marihuana zu produzieren, teilweise auch für den Export.


 


5.2.5       Im beanstandeten “DOK”-Film wird Hanf vielfach gleichgesetzt mit Haschisch bzw. Marihuana, also dem Betäubungsmittel. Dies hängt vorab  mit der Auswahl der vorgestellten Hanfproduzenten zusammen. Diese setzen sich alle in engagierter Weise für eine weitgehende Liberalisierung des Anbaus und des Konsums von Drogen-Cannabis ein und sind auch Mitglieder der ebenfalls im Film vorgestellten Hanfkoordination, welche auf politischer Ebene die Liberalisierung vorantreiben will. Die Herstellung von THC-armen Hanfprodukten erscheint in der beanstandeten Sendung als nebensächlich. Aufgrund der Aussage eines der porträtierten Hanfproduzenten musste das Publikum annehmen, dass es sich bei der legalen Hanfproduktion um ein Alibi handelt, das bezweckt, der repressiven Praxis der Polizei und Strafverfolgungsbehörden entgehen zu können. Der Film vermittelt mit dem missverständlichen Titel “Hanfland Schweiz” den Eindruck, dass die drei vorgestellten Hanfbauern die schweizerischen Produzenten repräsentieren. Andere Produzenten, welche sich auf den legalen Anbau von Hanf beschränken, kommen im Film kaum zu Wort. Dem ebenfalls kurz vorgestellten Beschwerdeführer wird vorgehalten, er interpretiere das Gesetz nach eigenem Gusto. 


 


5.2.6       Die Praxis der Polizei und der Strafverfolgungsbehörden erscheint mehrheitlich als einseitig repressiv, ungerecht und teilweise rechtswidrig, die drei Hanfbauern als Opfer einer willkürlichen Justiz. Zwar konnte ein Bezirksanwalt darlegen, dass trotz bundesrätlichem Willen zu einer Revision der Anbau von Hanf zur Betäubungsmittelgewinnung immer noch untersagt sei. Auch die bereits erwähnte Aussage des Präsidenten der Hanfkoordination, wonach es eigentlich keine Rechtsunsicherheit gebe und die Verurteilungen rechtmässig erfolgt seien, rückt die vorgehend gezeigten Polizeirazzien in ein etwas anderes Licht. Die eigentlichen Gründe für die Vollzugsprobleme im Zusammenhang mit dem Hanfanbau, welche vorab in der schwierig anzuwendenden rechtlichen Grundlage liegen (vgl. vorne Ziffer 5.2.2.), sind für das Publikum aber nicht ersichtlich. Ausgeklammert bleibt im “DOK”-Film ebenfalls der wichtige Aspekt der Unterbindung des Drogentourismus (Export von Hanf zu Betäubungsmittelzwecken) im Zusammenhang mit der Strafverfolgung.


 


5.2.7       Insgesamt ergibt die beanstandete Sendung ein einseitiges Bild über den “Hanfland Schweiz”, das aus den weitgehend identischen Meinungen der drei porträtierten Hanfproduzenten resultiert. Eigentliche Relativierungen, Distanzierungen oder Klarstellungen werden vom Veranstalter weder in der Anmoderation noch im Film vorgenommen. Das Publikum musste auch angesichts des Titels des Films annehmen, dass dieser die jüngere Geschichte des Hanfanbaus und der -produktion in der Schweiz wiederspiegelt. Dabei wurde der Hanfanbau weitgehend mit dem Anbau von Drogencannabis gleichgesetzt. Ausschlaggebend dafür war die Auswahl der gezeigten Hanfproduzenten. Dass der Hanfanbau aber seit einigen Jahren vor allem auch ein vom Bund finanzieller unterstützter Rohstoff ist, was zu einer grossen Zunahme des Anbaus geführt hat, blieb unerwähnt. Zum besseren Verständnis der Hintergründe und der Widersprüche im Hanfland Schweiz wäre wohl auch eine eingehende Schilderung der Rechtslage im Zusammenhang mit dem Dual-Use-Pflanze Hanf notwendig gewesen. Da es sich um keine tagesaktuelle Sendung handelte, hatte die Redaktion genügend Vorbereitungszeit, um alle relevanten Fragen im Zusammenhang mit dem politisch brisanten und aktuellen Thema des Hanfanbaus und der Hanfproduktion abzuklären (VPB 63/1999, Nr. 63, S. 909f.). Da sich das Publikum keine eigene Meinung  zum Thema Hanfanbau und Hanfproduktion in der Schweiz bilden konnte, hat die beanstandete Sendung das Sachgerechtigkeitsgebot von Art. 4 Abs. 1, 1. Satz RTVG verletzt.


 


5.3              Der Beschwerdeführer hat zusätzlich moniert, die beanstandete Sendung habe die kulturellen Werte der Schweiz nicht gestärkt und verletze deshalb ebenfalls das kulturellen Mandat von Art. 3 Abs. 1 lit. b RTVG.


 


5.3.1       Art. 3 Abs. 1 RTVG konkretisiert das kulturelle Mandat insoweit, als er dessen Erfüllung in der Gesamtheit der Programme fordert. Daraus folgt, dass nicht jede einzelne Sendung einen positiven Beitrag zur Hebung der kulturellen Werte leisten muss. Unzulässig wäre indessen eine Sendung, die in direktem Gegensatz zu dieser Verpflichtung stünde, ihr geradezu entgegenwirkte, etwa infolge vorwiegend destruktiven Charakters (VPB 61/1997, Nr. 67, S. 636; 60/1996, Nr. 85, S. 765; 59/1995, Nr. 66, S. 533).


5.3.2       Indem der “DOK”-Film nicht alle Aspekte des Hanfanbaus in der Schweiz beleuchtete, hat er nicht diametral gegen das kulturelle Mandat von Art. 3 Abs. 1 lit. b RTVG verstossen und deshalb auch nicht diese Best

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