Communiqué pro memoria 12.08.2002

Publié par : ASAC.


A Genève le ministère public cesse toute poursuite envers un toxicomane sauvé grâce au chanvre.


En pays vaudois, une toxicomane lucernoise doit payer 8000 francs pour le même fait.


 


1)
Un toxicomane saint-gallois, interpellé avec 16 grosses cigarettes de concentré de chanvre, se trouve carrément blanchi. Tout bonnement, le procureur vient de classer l’affaire, après s’être rangé en ses attendus aux arguments de l’inculpé. Celui-ci, un membre de l’ASAC, avait argué du fait que la consommation régulière de concentré de chanvre lui avait permis de se libérer de la grave toxicomanie éthylique dont il était victime depuis sa jeunesse. Il avait déjà accompli quinze cures de désintoxication, mais sans succès. Ce n’est qu’après avoir connu le chanvre qu’il a pu mettre fin à sa grave dépendance au C2H5OH, a déclaré à la barre le Suisse-allemand qui a longuement insisté sur le droit constitutionnel à l’automédication qui permet à chacun de se fabriquer ses propres médicaments. Un droguiste grison témoigne qu’il vendait, jeune apprenti, des cigarettes au chanvre de la région (sativa non-indica) et que la législation n’a depuis lors pas changée, puisqu’il vend aujourd’hui librement le même chanvre, mais sous forme de thé. Le chanvre est un antidote reconnu et efficace contre les produits toxicomanogènes les plus répandus, nicotine et alcool. Grâce au chanvre les nicotinomanes et les alcoolomanes arrivent assez rapidement, dans une proportion de quatre sur cinq, à réduire d’un minimum de 20 % leur consommation de cigarettes et de préparations alcooliques, telles que bière, vin et eau-de-vie. La réduction est particulièrement visible chez les toxicomanes adolescents de 12 à 16 ans fumant un paquet de cigarettes ou plus par semaine. Un alcoolomane sur trois réduit d’au moins 50% sa consommation de C2H5OH et ne revient plus au niveau antérieur, même s’il cessait alors de consommer du chanvre.


 


2)
Par le fait de la justice pénale vaudoise, aujourd’hui une ex-alcoolomane lucernoise, mère de famille au très petit salaire, doit payer près de huit mille francs en amende, frais de justice et de défense, ce pour avoir eu sur elle, en territoire vaudois, du chanvre antidote qu’elle consomme régulièrement contre l’alcool. Défendue par Me Lob, la Lucernoise était en plus soutenue par son médecin, qui a certifié au tribunal la fin grâce au chanvre de la toxicomanie de l’accusée. Mais rien n’y fit et depuis peu de temps les autorités vaudoise font saisir le salaire et elles ont rejeté la semaine passée la demande en suspension de payement que leur avait adressée la Lucernoise mise sur la paille.


 


 


ASAC







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