Lettre aux membres du 3 novembre 2002

Publié par : ASAC.

Verein Schweizer Hanf-Freunde/innen


Association Suisse des Amis du Chanvre


Associazione Svizzera degli Amici della Canapa


Associaziun Svizzra dils Amitgs dil Coniv


 


Postfach, CP, 9004 St. Gallen


Tel/Fax: (071) 672.62.40


Internet: www.asac.ch


Email: info@asac.ch


 


 


  


Chers membres


 


C’est une grande joie que de pouvoir informer tous les membres qui ne le sauraient pas encore que le nouveau portail de l’Association suisse des Amis du Chanvre (ASAC) est ouvert. Fruit d’une étroite collaboration entre graphistes, concepteurs de texte et scientifiques, au contenu  riche et varié, le portail de l’ASAC est régulièrement complété en apports nouveaux et en informations d’ordre pratique et il est aujourd’hui la page internet francophone sur le chanvre la plus consultée en Europe.


 


 


Comme déjà annoncé il y a un certain temps, il n’y a plus de courrier d’information pour nos membres, car toutes les nouvelles concernant notre association en particulier et le chanvre en général sont maintenant publiées sur le portail ASAC. Du courrier n’est envoyé qu’en cas de convocation à l’assemblée générale ou lors de votes ou élections. Il est cependant un certain nombre de membres qui n’a pas l’accès internet et c’est pourquoi ceux-ci furent invités l’année passée à s’inscrire pour l’envoi de courriers d’informations. Toutefois et dû à un malentendu, certains des inscrits n’ont pas reçu le courrier en question et c’est ainsi qu’ils sont ici invités à faire part, au moyen du talon ci-annexé, de leur désir à ce sujet.


 


Révision de la loi sur les stupéfiants


Aujourd’hui et à teneur de la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup) actuellement en vigueur, tout ou presque tout avec et autour du chanvre est libre. En effet, tout un chacun peut, pour son propre besoin, planter du chanvre de toutes sortes, produire des préparation résineuses telle que le ‘haschisch’, et consommer ces marchandises ou en faire la distribution gratuite au sein du cercle familial ou d’amis. Comme tout cela se passe en privé, donc sans aucune connotation commerciale, ce n’est pas soumis à la LStup. La LStup en effet ne touche que l’activité commerciale, c’est-à-dire si on en fait du commerce.


La LStup est comparable à la loi fédérale sur les aliments, laquelle ne soumet au contrôle étatique que les aliments produits et vendus commercialement à des tiers. La loi sur les aliments n’a pas de prise sur le ménage privé et c’est la même chose pour la LStup. Ce qui est légalement interdit à niveau commercial, c’est de produire et vendre des préparations galéniques (extraits tels que ‘haschisch’, teintures). La vente commerciale de chanvre (chanvre = extrémités florifères de la plante de chanvre) en soi n’est pas interdit aux termes de la LStup actuellement en vigueur. Telle est, simple, claire et explicite, la situation légale relative au chanvre et aux produits à base de chanvre. Cette législation, bonne et qui en appelle au sens de la responsabilité de chacun, ne doit cependant pas perdurer si est acceptée la révision de la LStup mise sur rail par la ministre da la santé publique, Ruth Dreifuss, cheffe du département de l’intérieur.


 


La révision de la LStup actuellement en cours est une vaste tromperie, puisqu’il ne s’agit pas du tout d’une libéralisation (sauf du commerce de ‘haschisch’), sinon de la suppression de l’actuelle et très libérale LStup et de l’introduction d’une interdiction (presque) absolue de la plante de chanvre et de ses graines, interdiction copiée au reste du monde. Pour arriver à cette suppression de liberté, une poignée de policiers, de juges d’instruction, d’employés de la Confédération et autres tierces personnes a soutenu des éléments de la pègre suisse et étrangère, lesquels, usurpant le noble terme ‘chanvre’, ont réussi, par le biais de leur organisation ‘Coordination suisse du chanvre’, à détruire la bonne réputation que l’ASAC avait dès 1993 su construire avec et autour du chanvre. Comme prédit par nous, l’entière thématique du chanvre s’est alors réduite à la question du seul contenu en soit-disant THC, alors que le concept même de THC est parfaitement inconnu de la LStup.


 


N’oublions pas que l’interdiction de la plante de chanvre, imposée partout dans le monde et maintenant également en Suisse par le biais de la révision de la LStup, sert non pas la Suisse et ses habitants, sinon  ceux des industries de la nicotine, de l’alcool et des médicaments, lesquelles sont majoritairement aux mains des coreligionnaires de Ruth Dreifuss. C’est pourquoi Dreifuss a vite mis aux oubliettes le vœu des cantons et des milieu de la santé publique, lesquels voulaient que la LStup inclue également l’alcool et la cigarette, deux produits hautement toxicomanogènes et source de très sérieuses conséquences et sociales et sanitaires. C’est pourquoi Dreifuss fait croire d’un côté à l’opinion publique que les médicaments naturels au chanvre seraient interdits par la loi, ce qui est faux, et que de l’autre côté elle fait depuis maintenant deux ans importer depuis les Etats-Unis du THC synthétique (‘Marinol’), ce au prix de six millions de francs le kilo de principe actif, alors que les malades et les souffrants sont bien mieux servis avec les médicaments au chanvre naturel. En effet et selon ‚l’inventeur’ du THC, le professeur Raphael Mechoulam (Israël), le traitement au ‘Marinol’ est très, très cher (de 20’000 à 50’000 frs./an), il n’est pas très efficace et s’accompagne de nombreux effets secondaires négatifs. C’est la raison pour laquelle l’on doit si possible toujours administrer la médication au chanvre naturel (extraits, teintures) et non pas le ‘Marinol’. Pourtant, ce n’est pas ce que font les services de Ruth Dreifuss et voilà pourquoi des dizaines de milliers de gens passent de longues heures en souffrant, alors que le chanvre leur épargnerait cette douloureuses et maintenant bien inutile épreuve. Il y a deux ans Dreifuss a été faite doctor honoris causa par l’Université hébraïque de Jérusalem, ce en reconnaissance des ses « inlassables efforts en faveur des faibles et des démunis » (sic).


 


Le Conseil des Etats, lors de sa séance hivernale de l’an passé, a accepté le projet de révision de la LStup, c’est-à-dire que dorénavant chaque plante de chanvre, quelle qu’elle soit, sera placée sous interdiction absolue. Bientôt ce sera au tour du Conseil national de s’occuper de la chose et c’est pourquoi l’ASAC est maintenant occupée à fournir les conseillers nationaux en informations nécessaires, ce dans le but d’éviter que l’interdiction du chanvre, née voici septante ans de milieux d’affaires juifs nord-américains et entretemps établie partout dans le monde, ne puisse, via Dreifuss, s’étendre également à la Suisse, seul pays au monde ou la culture du chanvre est restée libre.


 


Avec et autour de l’association


Cela fait bien quelques années que notre association a atteint le but fixé dans ses statuts: Le chanvre a repris pied dans le quotidien vécu de la Suisse! Grâce à l’ASAC  la renaissance de la culture du chanvre sur de grands espaces agricoles est un fait avéré. Le but statutaire étant atteint, l’association pouvait/devait être dissoute, mais tel n’est effectivement pas le cas. En effet, l’ASAC continue pour régler le problème nouvellement surgi du soit-disant THC. Les efforts de l’ASAC portent maintenant sur le chanvre indigène, afin que sa libre culture et son libre emploi restent préservés dans la nouvelle LStup venir. Ce travail d’influence et d’information se fait par le biais de contributions juridiques, telles que la série des Vademecums, et par des contacts personnels avec des personnalités politiques d’importance. Un premier et important résultat concret est le manifeste ‘pro chanvre paysan’ signé par les deux tiers des conseillers nationaux paysans et qui exige que soit maintenue la liberté actuelle, en Suisse, de cultiver du chanvre.


 


Ont été (re)élus lors de la dernière assemblée générale: Comme président de l’ASAC, Jean-Pierre Egger, (Franex, FR) comme vice-président Erich Rohrer (nouveau), de Engelburg (SG) et comme membre du comité Hervé Flaction (nouveau), de Lausanne (VD).


 


Qui  n’a pas encore versé sa cotisation pour l’an 2002, soit pour cause d’oubli soit parce que le bulletin de versement ne lui est pas parvenu, veuille bien procéder maintenant au versement des 100 francs  – la cotisation versée à partir de novembre compte également pour l’an 2003. Merci d’avance!


 


Cordiales salutations


 


Le Comité


 






 


L’ASAC soutient la culture et la vente du chanvre agro-industriel indigène (sativa, alias chanvre paysan).


L’ASAC ne soutient ni le chanvre indien (alias ‘marijuana’), ni la préparation de résine (alias ‘haschisch’).