Communiqué 04.11.2002

Publié par : ASAC.

Fribourg:
Un brigadier de police accusé d’avoir soutenu par omission un important trafic
La thèse d’un complot policier contre le chanvre paysan est étayée


Le brigadier Bruno Gross, successeur de Paul Grossrieder au poste de chef de la brigade des stupéfiants de la police cantonale fribourgeoise, est accusé d’avoir toléré un très important trafic portant sur du chanvre indien et des substances interdites par la loi. Le chef de la direction de justice et police, le conseiller d’Etat Claude Grandjean, au vu d’un rapport établissant les faits, en a saisi l’office des juges d’instruction et l’a chargé de procéder à une enquête.


Les rumeurs persistantes, comme quoi dans le canton de Fribourg la police protégeait un vaste trafic relevant de la législation sur les stupéfiants, se sont vérifiées par la découverte d’un protocole assignant au brigadier Gross le devoir de contrôler l’activité d’un important membre de la bande à Rappaz, connue sous le nom de ‘Coordination suisse du chanvre’. A. F., propriétaire de Chanvre-info (Morat), c’est de lui qu’il s’agit, avait en l’an 2000 été libéré de la détention préventive sous  condition de cesser toute activité avec du chanvre indien. Gross devait vérifier que la condition était respectée et que le site internet de Chanvre-info restait fermé à la vente. Or, c’est tout le contraire qui s’est passé: Chanvre-info a ces deux dernières années multiplié son chiffre d’affaire et entrepris la production à grande échelle de substances interdites par la loi, offertes à la vente sur son site internet. Alors que l’activité interdite de A.F. était de notoriété nationale, ce ne serait que ces derniers mois, selon un communiqué de la police, que la brigade des stupéfiants aurait pris connaissance de la situation.


Le milieu du chanvre agricole (sativa non-indica) dénonce depuis longtemps une campagne de dénigrement à l’intention des milieux politiques. Le but poursuivi est de créer une situation intolérable, ce qui doit motiver le législateur fédéral à durcir la loi par le biais d’une révision qui prévoit l’interdiction quasi absolue du chanvre indigène, actuellement libre de culture et d’usage. Pour ce faire on laisse des membres de la bande à Rappaz accumuler un grand chiffre d’affaire pour ensuite les arrêter à un moment politiquement opportun. Ce fut le cas avec le Valaisan Rappaz, qu’on laissa quatre ans durant inonder la Suisse de ‘haschisch’ et de ‘marijuana’, pour ensuite l’arrêter quelques jours seulement avant que le Conseil des Etats ne se réunisse, l’année passée, pour voter sur la révision de la loi fédérale sur les stupéfiants. Le même mode opératoire s’est maintenant répété en terre fribourgeoise avec A.F., juste au moment ou une commission préparatoire du Conseil nationale étudie la révision. Les cultures de chanvre indien (génétiquement modifié) de la Broye, (Murist, Vesin, Granges-de-Vesin), pourtant bien connues de la police, font partie du complot de la police fribourgeoise et servent maintenant à exciter les passions de syndics et de députés bernés par ceux qui sont chargés de faire respecter l’ordre et la loi.


ASAC