Lettre aux syndics de la Broye

Publié par : ASAC.


Verein Schweizer Hanf-Freunde/innen


Association Suisse des Amis du Chanvre


Associazione Svizzera degli Amici della Canapa


Associaziun Svizzra dils Amitgs dil Coniv


 


Postfach, CP, 9004 St.Gallen


Tel/Fax: (071) 672.62.40


Internet: www.asac.ch


Email: info@asac.ch


 


 



6 novembre 2002


 


 


Concerne: Cultures de chanvre en région broyarde


 


 


Madame, Monsieur le Syndic


 


Membres de l’administration, la corporation des syndics ne saurait, concernant la culture du chanvre, être privée d’informations importantes mais qui pourtant n’apparaissent pas dans la presse. C’est ainsi que vous allez recevoir copie de communiqués rédigés par notre association et éclairants différents aspects de l’activité judiciaire en relation avec la culture du chanvre en terre fribourgeoise et tout particulièrement en région broyarde. Le procès du CannaBioland, le champ modèle de notre association à Litzistorf, est encore dans la mémoire de tous et il continuera d’être l’objet de communications à venir, puisqu’il s’agit de la procédure la plus haute en couleurs et la plus riche en couleuvres de toute l’histoire judiciaire de la Suisse fédérale: débutée formellement en 1994, la procédure en est, huit ans plus tard, à son point mort et nul ne peut dire quand l’instruction, qui redémarre à zéro, sera conclue.


 


Contrairement à l’espoir né des interventions correctives du Tribunal fédéral, aucune amélioration n’est à ce jour enregistrée. En effet, après le départ vers Berne des principaux acteurs de la débâcle judiciaire CannaBioland, ces derniers ont été remplacés par des magistrats qui les surpassent en arbitraire et non-respect de la loi, ce tant au niveau des juges d’instruction que de la chambre pénale du Tribunal cantonal censée les surveiller. Quant à l’activité de la police cantonale, l’autorité de la direction de justice et police y est, comme par le passé, absente. Les troubles liés à la production de chanvre en région broyarde ne sont pas nés par hasard, sinon qu’ils font partie d’un plan de déstabilisation voulue par certains éléments policiers. Peut-être que la divulgation parmis les syndics broyards de tant d’insuffisances amènera leurs auteurs à refréner des ardeurs qui sont contraires aux intérêts agricoles de la Broye. C’est du moins ce qu’espère notre association en vous adressant le présent et autres communiqués à venir. Tous les faits divulgués sont vérifiés quant à leur véracité.


 


Vous souhaitant bonne réception de la présente, nous vous  prions de croire, Madame, Monsieur le Syndic, en notre parfaite considération.


 


ASAC


 


Jean-Pierre Egger, avocat


Président ASAC


 





ANNEXES


 


Communiqué du 4 novembre 2002


 


Fribourg:
Un brigadier de police accusé d’avoir soutenu par omission un important trafic
La thèse d’un complot contre le chanvre paysan est étayée

Le brigadier Bruno Gross, successeur de Paul Grossrieder au poste de chef de la brigade des stupéfiants de la police cantonale fribourgeoise, est accusé d’avoir toléré un très important trafic portant sur du chanvre indien et des substances interdites par la loi. Le chef de la direction de justice et police, le conseiller d’Etat Claude Grandjean, au vu d’un rapport établissant les faits, en a saisi l’office des juges d’instruction et l’a chargé de procéder à une enquête.


 


Les rumeurs persistantes, comme quoi dans le canton de Fribourg la police protégeait un vaste trafic relevant de la législation sur les stupéfiants, se sont vérifiées par la découverte d’un protocole assignant au brigadier Gross le devoir de contrôler l’activité d’un important membre de la bande à Rappaz, connue sous le nom de ‘Coordination suisse du chanvre’. A. F., propriétaire de Chanvre-info (Morat), c’est de lui qu’il s’agit, avait en l’an 2000 été libéré de la détention préventive sous condition de cesser toute activité avec du chanvre indien. Gross devait vérifier que la condition était respectée et que le site internet de Chanvre-info restait fermé à la vente. Or, c’est tout le contraire qui s’est passé: Chanvre-info a ces deux dernières années multiplié son chiffre d’affaire et entrepris la production à grande échelle de substances interdites par la loi, offertes à la vente sur son site internet. Alors que l’activité interdite de A.F. était de notoriété nationale, ce ne serait que ces derniers mois, selon un communiqué de la police, que la brigade des stupéfiants aurait pris connaissance de la situation.


 


Le milieu du chanvre agricole (sativa non-indica) dénonce depuis longtemps une campagne de dénigrement à l’intention des milieux politiques. Le but poursuivi est de créer une situation intolérable, ce qui doit motiver le législateur fédéral à durcir la loi par le biais d’une révision qui prévoit l’interdiction quasi absolue du chanvre indigène, actuellement libre de culture et d’usage. Pour ce faire on laisse des membres de la bande à Rappaz accumuler un grand chiffre d’affaire pour ensuite les arrêter à un moment politiquement opportun. Ce fut le cas avec le Valaisan Rappaz, qu’on laissa quatre ans durant inonder la Suisse de ‘haschisch’ et de ‘marijuana’, pour ensuite l’arrêter quelques jours seulement avant que le Conseil des Etats ne se réunisse, l’année passée, pour voter sur la révision de la loi fédérale sur les stupéfiants. Le même mode opératoire s’est maintenant répété en terre fribourgeoise avec A.F., juste au moment ou une commission préparatoire du Conseil nationale étudie la révision. Les cultures de chanvre indien (génétiquement modifié) de la Broye, (Murist, Vesin, Granges-de-Vesin), pourtant bien connues de la police, font partie du complot organisé contre le chanvre indigène traditionnel et servent maintenant à exciter les passions de syndics et de députés bernés par ceux qui sont chargés de faire respecter l’ordre et la loi.


 


ASAC


 






 


 



Communiqué du 29 juillet 2002


 


 


On a découvert, la semaine dernière, une importante production illicite de stupéfiants dans les locaux de Chanvre-info à Morat.


 


 


ASAC


 


 




 

 


 


Communiqué du 5 août 2002


 


 


 


Houleux débat à la police cantonale
La Brigade des stupéfiants prise en flagrant délit d’omission


 


On apprend de source sûre que la découverte la semaine dernière à Chanvre-info d’une production de stupéfiants doux (communiqué ASAC du 29.07.2002) a donné lieu à un petit tremblement de terre au sein de la police cantonale. En effet, la brigade des stupéfiants avait reçu pour mission, il y a deux ans, de surveiller étroitement le propriétaire de Chanvre-info, après que ce dernier eut été élargi de la prison préventive, et de ne pas le laisser continuer à vendre du chanvre à plus de 0,3 %. Le site internet devait également être bouclé. Mais on a fermé les yeux et Chanvre-info a ainsi pu continuer à faire commerce d’importantes quantités de chanvre indien, à des prix allant jusqu’à 3000 frs/kg (prix chanvre indigène, 300 frs). La marchandise à très haut taux de THC, la ‘Walliser Queen’, était livrée par le Valaisan Rappaz avant l’internement de ce dernier. Pourquoi la police de sûreté n’a-t-elle pas obéi au juge et pourquoi le nouveau chef de la sûreté ne connaissait-il pas les conditions de ce dossier important, ce sont ces deux difficiles questions qu’on se pose maintenant au siège de la Sûreté. La fermeture simultanément à Fribourg de plusieurs magasins de chanvre donne à croire qu’il y a inégalité de traitement, ce dont vont certainement se prévaloir les propriétaires, certains fournis en marchandise venant de Chanvre-info.


 


 


ASAC


 











 
 


Communiqué du 9 octobre 2002


 


 


 


87 % des paysans suisses sont pour le chanvre agricole indigène


4 % sont contre


 


Un sondage représentatif auprès de 1291 agriculteurs montre que l’agriculture suisse veut garder son chanvre agricole traditionnel (sativa non-indica).


 


87 % des paysans interrogés soutiennent la culture et l’usage du chanvre agricole indigène. 9% sont indécis et seulement 4 % s’y opposent. Le seul désavantage du chanvre agricole indigène, selon l’Union suisse des paysans (USP), est qu’il n’obtient pas de subventions. D’autre part, dit l’USP, la marge brute par ha de chanvre agricole se monte à 43’891 frs pour 1200 heures de labeur, soit 50 % de plus que pour le tabac.


 


Coop-Suisse vend du thé de chanvre indigène. Cela devrait être dorénavant interdit. En effet, la révision de la loi fédérale sur les stupéfiants prévoit l’interdiction du chanvre agricole indigène, lequel, avec ses 1,5 % THC en moyenne, est pourtant considéré comme inoffensif par la loi actuelle. Le chanvre agricole n’a pas d’effet stupéfiant, selon les chiffres du conseiller de l’OFSP, le professeur R. Brenneisen, cités à la télévision tessinoise (‘marijuana’: 9 – 17 % THC). Aux USA le chanvre ne dépassant pas les 1, 7% THC n’est pas poursuivi pénalement.


 


Plus d’informations (Vademecum ‚chanvre agricole’) : www.hanfbauer.ch


 


 


ASAC