Communiqué 09.12.2002

Publié par : ASAC.

ISPA et cannabis : il y a un problème

Citée avant-hier en divers journaux sous le titre ‘Cannabis : il y a problème’, une dépêche de l’ATS fait état de 7 % de personnes interrogées pour qui le cannabis « pose un problème ». L’ATS se basant sur un sondage de l’Institut de prévention  de l’alcoolisme  et autres toxicomanies (ISPA) et ne fournissant aucun élèment sur le genre de problèmes rencontrés, d’aucuns ont déduit que cela touchait à la santé, comme l’hypertension et  les problèmes cardiaques mentionnés par l’ATS. Or, il n’en est rien et la döpêche de l’ATS ne précise malheureusement pas que les problème touchant les 7 % cités ne sont pas d’ordre médical, sinon qu’il s’agit de difficultés au contact avec la police, l’administration ou des proches. La science médicale, en effet, ne se connaît aucune difficulté majeure née de la consommation du seul cannabis. Pour ce qui est de l’hypertension et les problèmes cardiaques, ceci se limite aux tout premiers consom- mateurs et les quelques palpitations cardiaques observées sont sans danger car elles se résorbent  après quelques minutes déjà. Elles ne sont pas dues au chanvre, sinon à la nicotine contenue dans le joint. Un joint n’est en effet rien d’autre qu’une cigarette dont une partie du contenu a été remplacée par du cannabis (indica). L’effet majeur d’un ‘joint’ est donc celui de la nicotine dont l’effet, dès qu’on lui ajoute du cannabis indica (alias ‘marijuana’) est augmenté, et peut même, chez un premier consommateur, déclencher un petit ‘flash’ s’apparentant à celui produit par une prise de diacéthylmor- phine (alias ‘héroïne’). 

Commentaire 
Face à la campagne de dénigrement sans précédant qui déferle depuis  le début de l’année et qui attribue au cannabis (indica) la paternité d’accidents sur route ou, dernièrement, de favoriser la schizophrénie, il est nécessaire de souligner que la campagne en question fait grand tort au chanvre indigène (sativa non-indica), dédaigné par les fumeurs de joints à cause de son peu d’effet, mais ce nonobstant identifié au chanvre indien (cannabis indica). L’ISPA joue un rôle prépondérant dans cette campagne. En effet, l’ISPA menée par son directeur Müller s’est, peu de temps après le renouveau du chanvre en Suisse patronné par l’ASAC, lancée dans un activisme fait de sondages souvent alarmistes et de statistiques pas toujours scientifiques. La très forte dépendance de l’ISPA face à l’administration fédérale en fait un interlocuteur peu fiable, voir redoutable en demi-vérités répandues sur le cannabis sous le couvert d’une information que d’aucuns croient toujours objective. Le cannabis, non-indica ou indica, n’a de mémoire d’homme jamais infligé un quelconque dommage à ses consommateurs, mais comme il fait une redoutable concurrence aux industries de l’alcool et de la nicotine, celles-ci investissent énormément d’argent et d’influence pour défendre des thèses qui lui sont défavorables et qu’on retrouve partiellement dans les informations diffusées, ou dans les silences, de l’ISPA.  Par exemple, l’ISPA  ne dit pas que le chanvre indigène, alias chanvre paysan, est un antidote efficace à l’alcool et à la nicotine  et que pour ce fait il  était vendu sous forme de ‘joint’ (cigarettes sans tabac) dans les drogueries d’avant-guerre et jusque dans les années 50 en Suisse.

ASAC







Courrier de l’ASAC à l’ISFA, du 06.12.2002


Mesdames,Messieurs


Il est dans l’intention de notre association de diffuser le communiqué annexé à la présente. Veuillez avoir l’obligeance, s’il devait s’y trouver des erreurs ou des inexactitudes, de nous faire part de vos observations y-relatives.


ASAC


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—– Original Message —–
From: “Richard Muller” <
rmuller@sfa-ispa.ch>
To: <
info@asac.ch>
Sent: Monday, December 09, 2002 9:40 AM
Subject: Ihre Presseverlautbarung


> Sehr geehrte Damen und Herren
>
> Natürlich bleibt Ihnen unbenommen zu publizieren, was immer auch Sie
mögen. Doch lassen Sie mich bitte einiges klarstellen.

> 1. Die SFA gehört zu den grossen Verfechtern einer Dekriminalisierung des
Cannabiskonsums. Sie setzt sich seit vielen Jahren dafür ein.

Antwort des VSHF:
Der Konsum von Cannabis, das heisst Hanfkraut ist laut heute gültiger
Gesetzgebung nicht verboten. Verboten sind einzig Betäubungsmittel, sprich
galenische, laborher gestel- lte Substanzen oder Präparate. Verboten in
Sachen Hanfkraut sind: Die unbefugte und handelsmässige Gewinnung von
Extrakt, wie z.B. das Harzpräparat, alias ‘Haschisch’ und von Tinkturen. Es
ist wohl festzustellen, dass sowohl Polizei wie Gerichte der Meinung sind,
dass der Konsum von Hanfkraut von Gesetzes wegen verboten sei, aber diese
Meinung widerspricht dem Gesetz (BetmG). Einer Entkriminalisierung bedarf es also nicht, weil Hanfkraut als solches nicht verboten ist, ausser es diene
als Rohmaterial der unbefugten, handelsmässig betriebenen Gewinnung von
Extrakten oder Tinkturen (dazu: Vademecum zu THC auf
www.hanffreunde.ch).
Zu wünschen ist also, dass die SFA möglichst bald zu den Verfechtern der
Gesetzesanwendung zählt.


> 2. Eine Chance hat die Dekriminalisierung nur, wenn man auch zugibt, dass
zwar hin und wieder ein Joint zu kiffen harmlos ist, doch wenn Jugendliche
täglich kiffen, Probleme entstehen.

Antwort des VSHF:
‘Kiffen’, sprich das Konsumieren einer Zigarette vermischt mit Harzpräparat
oder indischem Hanfkraut, lässt tatsächlich Probleme entstehen, weil das in
der Zigarette enthaltene Nikotin ein äusserst toxisches Nervengift ist ( 1
Gramm vermag ca. 20 Menschen zu töten; ca. 10 Millionen Todesfälle jährlich
in der Welt). Laut Materialien zum BetmG ist ein verbotenes Betäubungsmittel
eine “suchtgefährliche Substanz mit erwiesenen, schwer wiegenden
Gesundheitsschäden”. Hanfkraut alleine bewirkt keine im Sinne des Gesetzes
ernst zu nehmende Gesundheitsschäden, weder bei Jugendlichen noch bei
Erwachsenen.


> 3. Die SFA bemüht sich, objektiv  zu informieren. Ihre Aussage, dass
Cannabiskonsum  keine negativen Auswirkungen habe, ist wissenschaftlich
unhaltbar und dient der Sache der Hanffreunde überhaupt nicht. Ich bitte
Sie, die entsprechende Literatur zu konsultieren.

Antwort des VSHF
Nur was tatsächlich  und bewiesenermassensehr gefährlich ist, kann laut
BetmG verboten werden.Die negativen Folgen, die eine Substanz haben muss, um laut BetmG verboten zu werden, decken sich nicht mit den tatsächlich
beobachteten Auswirkungen des Cannabiskonsums.


> 4. Die SFA hat als Forschungsstätte internationalen Ruf. Sie ist  u.a. WHO
Collaborating Center und hat in Sachen Cannabis in internationalen Gremien
mitgewirkt.

Antwort des VSHF
Eine Mitarbeit mit der WHO ist keine Referenz. Die WHO ist dafür bekannt,
dass sie in Sachen Hanfkraut unwissenschaftlich arbeitetet, und zwar ganz im
Sinne des US-Behörden. Laut WHO hat Hanfkraut und dessen galenischen
Zubereitungen nämlich keine Heilwirkung (sic).


> 5. Die SFA ist in keiner Weise vom Bund abhängig und erhält auch keine
Subventionen. Bundesgelder fliessen lediglich über Leistungsaufträge. Die
SFA wird zum grössten Teil von privaten Spenden finanziert.

Antwort des VSHF
Die Leistungsaufträge des Bundesamts für Gesundheit (BAG) sind für die SFA
lebenswichtige Geldquellen und verhindern demnach eine BAG-unabhängige
Informationspolitik.


> Mit freundlichen Grüssen
>
> Dr. Richard Müller
> Geschäftsleiter
> SFA-ISPA
> Tel. 0041 21 321 29 69
> case postale 870
> 1001 Lausanne