Communiqué 03.03.2003

Publié par : ASAC.

Communiqué du 3 mars 2003



 


Haschisch et marijuana à Saxon: Scandale de premier ordre


14 kg de haschisch ou 589 kg de marijuana judiciairement volatilisés


 


Les soupçons pesant sur certaines composantes de la justice valaisanne ont pris de la consistance et une tournure dramatique. Il est maintenant établi par documents que Bernard Rappaz a eu droit a un traitement de faveur et que le procès qui allait s’ouvrir contre lui en 1993, portant sur 14 kg de haschisch ou 589 kg de marijuana, n’a jamais eu lieu – pire que le dossier a tout simplement été escamoté. C’est le prix qu’a payé la justice valaisanne pour s’assurer la collaboration de Rappaz dans la lutte menée contre le chanvre indigène (sativa non-indica). C’est en substance ce qui ressort d’une conférence au sommet qui a réuni, la semaine passée, le rédacteur en chef du Nouvelliste, quatre journalistes, M. Constantin de la Chambre d’agriculture valaisanne et le président de l’Association Suisse des Amis/es du Chanvre (ASAC), l’avocat Jean-Pierre Egger. Le journaliste Pellegrini va, suivant ce qu’il a confié au président de l’ASAC, mener l’enquête qu’on souhaite franche et ouverte.


 


Le milieu du chanvre honnête a toujours présenté que B. Rappaz était une taupe de la police, qu’on l’arrêtait de temps à autre pour la comédie, juste pour faire croire qu’il était ‘de l’autre côté’. En fait, c’est avec l’accord tacite et par omission d’éléments de la police valaisanne et de l’office des juges d’instruction que B. Rappaz a pu, sans être dérangé, produire et vendre depuis Saxon et à travers toute la Suisse d’immenses quantités de ‘haschisch’ et de ‘marijuana’. Le but fixé à la taupe était de dénigrer et d’écarter le chanvre agricole indigène, dont la culture et le renouveau est l’œuvre de l’ASAC (voir communiqués ASAC du 14.2.2003 & 1.3.2000).


 


Le juge d’instruction du canton du Valais, M. Jo Pitteloud, va prochainement recevoir de l’ASAC le dossier et il devra enquêter pour savoir si, et le cas échéant, qui a soustrait l’ancien braqueur de banque à la poursuite pénale ouverte contre lui. Le code pénal prévoit l’emprisonnement pour l’entrave à l’action pénale.


 


ASAC