Communiqué 28.03.2003

Publié par : ASAC.

Il y a cinq ans, jour pour jour, se suicidait le compagnon de Paul Grossrieder


Ensemble ils avaient planifié et mis en œuvre le sabotage de CannaBioland


 


C’est un 28 mars 1998, quasiment le lendemain de l’arrestation de Paul Grossrieder, que son ami et ancien compagnon de route à l’Office fédéral de la police (OFP), R. Pätzold, s’est suicidé en jetant sa voiture de police à pleine vitesse contre le pilier d’un pont. La mort fut immédiate.


 


Fonctionnaire à l’OFP, policier zélé dans les attaques contre le chanvre et auteur d’une phrase restée célèbre: «Le THC est absolument interdit, que ce soit dans une plante, une côtelette ou un pneu», devenu vice-chef de la police de Bâle-Ville, Pätzold avait été rattrapé par son passé. En effet, lui et son ami Paul Grossrieder, ce dernier à l’époque chef de la brigade des stupéfiants de la police cantonale fribourgeoise mais aussi chargé de mission au sein de l’OFP, devaient rendre des comptes sur un volet de leur activité à l’OFP. L’affaire était très grave, puisque Grossrieder avait été prié de démissionner immédiatement de la police. C’est parce qu’il s’y refusait que fut monté depuis Berne de toutes pièces une fausse accusation de possession de stupéfiants, couplée à une affaire de mœurs, prétexte à une arrestation musclée et seule possibilité de mettre le Fribourgeois à l’écart. Le compagnon de ce dernier préféra la mort automobile au déshonneur. Taxé d’accident, son suicide en service commandé permit à sa jeune famille de toucher les indemnités de l’assurance. Grossrieder, moins sensible sur le chapitre de l’honneur, a préféré vivre un procès que les initiés – le commandant de police, le conseiller d’Etat directeur de la police, le juge d’instruction, le président de la Chambre d’accusation, l’alors procureur de la Confédération-  savaient être pur prétexte, avec au bout du compte l’impunité garantie.


 


Pätzold et Grossrieder avaient joints leurs efforts pour détruire CannaBioland à Litzistorf, l’entreprise de l’Association Suisse des Amis du Chanvre (ASAC). Les ordres du duo allaient à Carlo Boulletti, le juge d’instruction d’origine italienne qui les mettait en œuvre, couvert par l’alors président de la Chambre d’accusation, P.-X. Cornu. Le trio Boulletti, Cornu et Lamont fut par la suite récompensé avec une place au sein du ministère public de la Confédération.


 


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