Session spéciale du Conseil national, le 8 mai 2003

Publié par : VSHF.

St-Gall, le 29 avril 2003


 


Session spéciale du Conseil national, le 8 mai 2003


 


Chère Madame, cher Monsieur


 


Bientôt il sera question du chanvre. Mais quel chanvre? Car il y a chanvre et chanvre….


 


Nous tous dont le nom figure au verso avons cultivé, travaillé – certains depuis 1994 déjà – et vendu du chanvre indigène (‘non-indica’) – exactement la même plante qu’on voyait partout en Suisse il y a cinquante ou cent ans en arrière. Personne d’entre nous n’a jamais été condamné, on ne parle pas de nous dans la presse. C’est normal, puisque notre chan­vre (1,5 % THC, max. 3 %) est toute autre chose que ce qui se fume, ce n’est pas du chanvre in­dien, alias marijuana (8 – 25 %THC, max. 30 %), celui dont parle la loi (‘canapa indiana’) (voir annexe).


 


Cette année on replante du chanvre paysan, entre autre pour l’ensilage ou pour aliments secs, car il est plein de bonnes protéines, c’est une aide pour l’autosuffisance alimentaire du gros et petit bétail, on doit donc moins importer. Les vaches aiment manger le chanvre, il leur donne de la vitalité et des cycles de fécondité stables. Le vétérinaire doit moins venir et nous on économise de l’argent.


 


Nous désirons continuer ainsi avec notre chanvre, en toute tranquillité et toujours en-dessous de 3 % THC. 


 


 


Vous saluent cordialement – avec mille mercis pour votre soutien au chanvre national, le 8 mai prochain! – les producteurs de chanvre paysan reconnaissants (au verso)



 





 


S. Gallo, il 29 aprile 2003


 




Sessione speciale del Consiglio Nazionale, 8 maggio 2003


 


Onorevole, gentilissima Signora


 


Fra poco si parlerà di canapa. Ma di che tipo di canapa? Perché c’é canapa e canapa…


 


Tutti noi, nominati sul retro, siamo agricoltori. Abbiamo coltivato, elaborato e venduto ca­napa indigena (‘non-indiana’) – alcuni già dal 1994 -, cioè la stessa pianta che cinquanta o cento anni fa si vedeva dappertutto in Svizzera. Nessuno è mai stato condannato, nella stampa mai un articolo che parlasse di noi. Tutto normale, perché la canapa agricola (1,5 % THC, max. 3 %) è tutt’altra cosa che la canapa da fumare, cioè la ‘marijuana(8 – 25 % THC, max. 3 %) menzionata nella legge (art. 1 ‘canapa indiana’) (vedere allegato).


 


Quest’anno si sta di nuovo coltivando la canapa agricola. Dato le buone proteine che essa contiene, ha dato un forte aiuto all’autosufficienza alimentare del bestiame grosso e minu­to. Alle mucche piace, sono più vitali, vanno meglio in fregola. Il veterinario viene sempre meno chiamato e di conseguenza si risparmia anche denaro.


 


Desideriamo continuare il nostro operato con assoluta tranquillità e sempre sotto il 3 % THC.


 




Cordialmente La salutiamo – mille grazie per il Suo appoggio alla nostra canapa nazionale per il prossimo 8 di maggio – i vostri riconoscenti coltivatori di canapa indigena (sul retro).