Communiqué 02.06.2003

Publié par : ASAC.

Lausanne: Une juge d’instruction fort peu courageuse


Deux poids, deux mesures


 


On se rappelle que la Chambre d’accusation du Tribunal cantonal a donné l’ordre à une juge d’instruction (JI) de procéder à la contre-analyse qu’avait demandée un justiciable il y a de cela près de deux ans (!) déjà, en relation avec l’Institut universitaire de médecine légale (IML) soupçonné de maximaliser indûment les taux de THC dans le chanvre (communiqué ASAC du 30.05.2003). La JI, Mme Myriam Bourquin, qui se refusait à cette contre-analyse, vu que cela pouvait créer des tensions avec l’IML, a contre-attaqué en condamnant le même justiciable à 400 francs d’amende et de frais pour ‘’avoir fumé une partie d’un joint de cannabis proposé par un inconnu’’ (citation ordonnance de condamnation). Le piquant de l’affaire est que l’évènement a eu lieu le 5 septembre 2001.


 


L’esprit et la lettre de la loi en vigueur ne permettent pas de condamner pour avoir fumé une partie d’un joint, mais la JI Bourquin trouve son courage en fustigeant un innocent qui n’a fait de tort à personne. Au moment où les rues de Lausanne sont plongées dans l’insécurité, le soir venu, il se trouve un magistrat à la personnalité peu équilibrée pour mobiliser les infrastructure de l’Etat – ce pourquoi elle a bien mérité de la pègre étrangère toute contente de cette heureuse diversion des forces de l’ordre public.


 


ASAC