Communiqué 15.05.2008

Publié par : ASAC.

Fribourg – Stupéfiants à la Coop: Un juge d’instruction en examen


 


Le tribunal cantonal, organe de surveillance de la magistrature, est depuis deux semaines saisi d’une demande insolite concernant un juge d’instruction (JI). D’inexplicables défaillances professionnelles et une incohérence dans l’action posent la question de l’équilibre mental du magistrat, de sa capacité à répondre aux exigences de sa fonction. Une expertise psychiatrique a été demandée.


 


Mandat et pistolets pour cannettes de la Coop


Le dernier incident rapporté a eu lieu hier dans la Broye. Envoyée par le JI, une escouade d’inspecteurs, pistolet à la hanche et accompagné d’un chien renifleur, pénètre au petit matin dans la maison d’un privé. Pour en sortir chargée de cannettes de thé froid – en vente à la Coop et dans les automates de gare -, de savons, tubes de dentifrice, pots de crème pour la peau, baumes, bouteilles de sirop, flacons de shampoing et sachets de nourriture pour chiens. Fabriqués en Suisse avec du chanvre fédéral subventionné, ces objets sont inoffensif et se vendent dans tous les cantons, à Fribourg même avec l’assentiment écrit du chimiste cantonal.


 


Le JI Julmy pour sa part estime qu’il s’agit de stupéfiants cachés. Pour lui, le chanvre fédéral subventionné (code 533), de même que tout objet qui en contient est un stupéfiant. Et plutôt que d’en prendre un seul exemplaire, c’est par dizaines qu’il les emporte pour les faire analyser un par un.


 


Demande d’examen


Outre ces écarts, c’est une lettre que M. Julmy a adressée au tribunal cantonal qui a déclanché la demande d’expertise psychiatrique. Le JI y dit que le chanvre hybride, importé de France, est en Suisse fumé comme marijuana (sic), que c’est un stupéfiant dangereux dont il faut se garder. Or, il est notoire et incontesté que le chanvre hybride, qui sert à la fabrication de pâte à papier, est dénué de tout effet cannabique.


 


Cette dernière exubérance dans le cadre de la justice pénale étoffe substantiellement la demande pendante d’examen psychiatrique du JI fribourgeois, par ailleurs compagnon de route du JI Bouletti, autre personnage dont les frasques avaient marqué la justice fribourgeoise et coûté cher aux contribuables du canton. Les deux JI sont membres d’un groupement privé qui prône le combat à l’américaine contre le chanvre quelqu’il soit (communiqué 06.05.2008).


 


ASAC