Communiqué 12.08.2008

Publié par : ASAC.

Canton de Fribourg: Un syndic de commune sous contrainte


Des policiers qui font du chantage


 


Les langues se délient dans le canton de Fribourg: «Moi aussi, j’ai perdu mon champ. Les policiers sont venus et j’ai été obligé de le détruire, contre ma volonté».


 


Beat Aeberhard, le syndic du village fribourgeois d’Ulmiz, raconte que sa culture avait belle apparence, grande une fois et demi un terrain de foot. Il avait semé du chanvre traditionnel, sativa non-indica, agréée par la Confédération et doté du code 533 avec payement direct de frs. 1’600.–/ha. Son champ avait été déclaré à l’office cantonal d’agriculture. La récolte allait être battue en automne et la graine vendue. «La plante elle-même était hachée et laissée sur place comme engrais vert» explique-t-il.


 


Faux chiffres au poste


Deux policiers en voiture de patrouille sont venus à la ferme, ont emmené le paysan au poste et lui ont signifié que son champ était illégal, qu’il allait supporter des frais d’analyse de THC de frs. 700.– (en réalité frs. 120.–), qu’il violait la loi fédérale sur les stupéfiants (sic) et allait être à l’amende ou même la prison. 


 


… contrainte et chantage à la fonction de syndic


«On ne m’a pas laissé d’autre choix que raser – ou avoir un tas de problème avec la justice. Ils étaient envoyés par le juge d’instruction Julmy, donc je les ai crus. Maintenant je sais qu’on m’a menti» raconte le syndic. Dans un protocole aux mains de l’asac, le JI JULMY écrit: «Ce n’est pas moi qui l’ai ordonnée, c’est Beat Aeberhard lui-même qui a donné son accord à la destruction immédiate de sa culture de chanvre. D’ailleurs, nous avons des photos qui le montrent au volant de son tracteur en train de détruire son chanvre».


 


Dans un autre document, le JI JULMY dit que le coup a réussi, parce que M. Aeberhard est syndic et que cela a augmenté la pression sur lui.


 


Organisation privée active à Fribourg


Le JI JULMY est membre actif d’une association privée réunissant juges d’instruction et membres du ministère public qui prônent la destruction de tout chanvre suisse indigène, le faisant passer pour de la marijuana. Ils peuvent compter sur l’appui de juges pénaux acquis à leur cause, ce particulièrement dans le canton de Fribourg.


 


Ordonnance de non-lieu et Chambre pénale


Six mois après la destruction le JI JULMY signe une ordonnance de non-lieu. Le paysan d’Ulmiz a perdu frs. 8000.– de récolte. Sa plainte à la chambre pénale à été rejetée il y a quelques semaines, les juges cantonaux trouvant que le JI JULMY a parfaitement bien agi.


 


ASAC