Communiqué 07.10.2009

Publié par : ASAC.

Chiètres: Haut-lieu du tourisme fribourgeois molesté


La police fribourgeoise met en question un juge d’instruction


 


La direction de Papiliorama n’a pas encore pris position. Mais la récente opération PAPILIORAMA donne lieu déjà à de forts remous au sein de la police fribourgeoise, particulièrement chez les gendarmes, très remontés contre un juge d’instruction pour s’être ridiculisés aux yeux de leurs collègues suisse-allemands.


 


Des familles étaient inquiètes lundi passé, des visiteurs ont fait demi-tour quand ils ont vu le va-et-vient de voitures de police, pensant à un attentat ou quelque chose de dangereux. Cela a commencé à neuf heures du matin, selon les témoins qui ont du contourné les policiers massé sur le petit chemin qui, à travers champs, mène les visiteurs au Papiliorama, haut-lieu du tourisme fribourgeois connu dans toute la Suisse. «J’ai vu une voiture cachée sous l’entrée même de l’exposition, une autre banalisée roulait avec un gendarme dedans» raconte un paysan qui justement visitait ses terres toutes proches.


 


L’opération Papiliorama a mobilisé quatre patrouilles automobiles, nécessitant une coordination radio territoriale  jusqu’aux alentours de 16.00 heures, quand une patrouille mobile de la gendarmerie fribourgeoise à stoppé un camion roulant vers Berne avec à bord, du chanvre chargées dans les environs immédiats du Papiliorama. Le chanvre a été séquestré et mis sous scellés judiciaires sur ordre du juge d’instruction fribourgeois Dr. Markus Julmy, qui instruit l’affaire en secret depuis dix-huit mois, puis acheminé pour suite d’enquête vers la police st-galloise au lieu de destination du chanvre.


 


Le lendemain, les autorités st-galloises ont levé les scellés et rendu le chanvre à son propriétaire. Il ne s’agissait pas de marijuana, mais du chanvre indigène pauvre en THC (jusqu’en 2007 avec code fédéral 533 et frs 1’600.–/ha payements directs) cultivé par une entreprise fribourgeoise. Un policier a qualifié l’opération de ‘totalement infondée’.


 


Raisons personnelles


Selon des gendarmes gardant l’anonymat, on est conscient dans les rangs de la police fribourgeoise que l’opération PAPILIORAMA a été décidée par le juge d’instruction pour des motifs d’ordre strictement personnels et visant le gérant de la société fribourgeoise. Ce dernier avait  demandé à ce que les capacités cognitives, caractérielles et juridiques du Dr. Julmy soient expertisées à l’aune des exigences et de la responsabilité attachées à la fonction de juge d’instruction, requête finalement rejetée par la Chambre d’accusation du Tribunal cantonal.


 


ASAC